Accusé d'un crime aux Émirats : l'accusation, les défenses et que faire immédiatement

Accusé d'un crime aux Émirats : l'accusation, les défenses et que faire immédiatement

Vous êtes accusé d'une infraction aux Émirats ? Commencez par trois choses, dans cet ordre. Premièrement, identifiez la nature de l'infraction. Le droit émirien répartit les infractions en crimes, délits et contraventions, et la nature de l'infraction est déterminée par la peine que la loi prévoit pour l'acte. Tout le reste en découle : la juridiction compétente, le délai de prescription de l'action publique, et la possibilité même de substituer une peine alternative à l'emprisonnement. Deuxièmement, connaissez vos moyens de défense : ce sont les arguments qui annulent une procédure viciée, écartent un élément constitutif de l'infraction, éteignent l'action publique ou atténuent la peine. Troisièmement, agissez correctement dès le premier instant : ne faites aucune déclaration avant de savoir à quel titre vous êtes convoqué, ne signez jamais un procès-verbal que vous n'avez pas lu, et contactez votre avocat avant l'interrogatoire et non après — la loi impose que l'avocat de la personne mise en cause puisse assister à l'enquête et consulter le dossier. Nous reprenons ci-dessous chacun de ces trois points.

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📚Qu'entend-on par infraction en droit émirien ?

Selon la loi émirienne sur les crimes et les peines, l'infraction est tout acte ou toute abstention que la loi incrimine et pour lequel elle prévoit une peine. Le système pénal repose sur trois fondements qu'aucune défense ne doit négliger : la personne poursuivie est présumée innocente jusqu'à preuve de sa culpabilité conformément à la loi ; nul n'est tenu responsable de l'infraction d'autrui ; et la sanction est appliquée selon la loi en vigueur au moment de la commission de l'infraction.

L'élément légal
Pas d'infraction ni de peine sans texte. Si l'acte qui vous est imputé n'était pas incriminé par une disposition en vigueur au moment des faits, il n'y a pas de responsabilité pénale. Et si, après la commission de l'infraction et avant qu'elle ne soit définitivement jugée, une loi plus favorable à la personne poursuivie est promulguée, c'est cette loi qui s'applique à l'exclusion de toute autre.
L'élément matériel
Il est constitué par une activité criminelle consistant en un acte ou une abstention, dès lors que cet acte ou cette abstention est incriminé par la loi. Nul ne répond d'une infraction qui n'est pas le résultat de son activité criminelle : c'est là qu'intervient le moyen tiré de l'absence de lien de causalité entre le comportement et le résultat.
L'élément moral
Il est constitué par l'intention ou la faute. L'intention existe lorsque la volonté de l'auteur se dirige vers l'acte ou l'abstention en vue de produire un résultat incriminé par la loi. La faute existe lorsque le résultat pénal survient par négligence, inattention, défaut de précaution, imprudence ou inobservation des lois, règlements, régimes ou ordres.

📁Les trois catégories d'infractions et leur détermination

La nature de l'infraction est déterminée par la nature de la peine que la loi prévoit pour elle. Lorsque l'infraction est punie d'une amende ou du prix du sang assorti d'une autre peine, sa nature est fixée selon cette autre peine. Point essentiel : la nature de l'infraction ne change pas si le tribunal substitue à la peine prévue une peine plus légère, que ce soit en raison d'excuses légales ou de circonstances atténuantes laissées à son appréciation, sauf disposition contraire de la loi.

Le crime

Infraction punie de l'une des peines du talion (qisas), de la peine capitale, de la réclusion à perpétuité ou de la réclusion à temps. La réclusion à temps n'est pas inférieure à 3 ans ni supérieure à 15 ans, sauf disposition contraire de la loi.

Le délit

Infraction punie d'une ou de plusieurs des peines suivantes : l'emprisonnement, l'amende supérieure à 10 000 AED, ou le prix du sang. La durée minimale de l'emprisonnement n'est pas inférieure à un mois et sa durée maximale n'excède pas 3 ans, sauf disposition contraire de la loi.

La contravention

Tout acte ou toute abstention puni par les lois ou les règlements d'une ou de plusieurs des peines suivantes : la rétention pour une durée non inférieure à 24 heures et non supérieure à 10 jours dans des lieux affectés à cet effet, ou l'amende n'excédant pas 10 000 AED.

🎯Pourquoi la qualification de votre accusation prime sur tout

Beaucoup de personnes poursuivies se précipitent sur la question « quelle est la peine encourue ? » avant la question plus importante : « de quelle catégorie d'infraction suis-je accusé ? ». En réalité, la qualification est la porte par laquelle entrent toutes les autres conséquences, et c'est le premier point qu'examine l'avocat dans le dossier d'enquête avant de bâtir la moindre défense.

  • La juridiction compétente et la procédure applicable diffèrent selon que les faits constituent un crime, un délit ou une contravention.

  • Le délai de prescription de l'action publique est plus ou moins long selon la catégorie de l'infraction.

  • La commission d'office d'un avocat aux frais de l'État est prévue pour les crimes punis de la peine capitale ou de la réclusion à perpétuité au stade du jugement.

  • Les peines alternatives — au premier rang desquelles le travail d'intérêt général — ne peuvent être prononcées qu'en matière délictuelle.

  • L'expulsion est obligatoire pour l'étranger condamné pour un crime à une peine privative de liberté, alors qu'elle relève du pouvoir d'appréciation du tribunal en matière délictuelle.

🔄Quand votre peine peut-elle être remplacée ?

Si l'accusation portée contre vous constitue un délit, plusieurs voies peuvent vous épargner l'emprisonnement ou en atténuer l'effet, sous des conditions précises. Trois se distinguent. Le travail d'intérêt général oblige le condamné à accomplir une tâche d'utilité collective ; il ne peut être prononcé qu'en matière délictuelle, en substitution d'une peine d'emprisonnement n'excédant pas 6 mois ou d'une amende. Le sursis à exécution peut être ordonné par le tribunal lorsqu'il prononce une amende non proportionnelle ou un emprisonnement d'une durée n'excédant pas un an. Enfin, en matière délictuelle, le tribunal peut prononcer l'expulsion de l'étranger en lieu et place de la peine privative de liberté.

Conditions, durées et effet du manquement à la peine alternative

Pour éviter les redites, nous avons exposé chaque alternative séparément — ses conditions, sa durée, l'autorité qui en supervise l'exécution et les conséquences d'un manquement — dans un article dédié :

Alternatives à l'emprisonnement dans les affaires de délits aux Émirats

🛡Les moyens de défense et leurs catégories

Le moyen de défense est un instrument juridique par lequel la défense affronte l'accusation. Son but peut être d'annuler une procédure, d'écarter l'existence de l'infraction, d'éteindre l'action publique ou d'atténuer la peine. Tous les moyens n'ont pas le même poids et ne peuvent être soulevés à n'importe quel stade : d'où l'importance de construire la défense tôt et dans le bon ordre. Voici les principales catégories.

1 — Les moyens de procédure (moyens de forme)
Ils portent sur la régularité de la procédure et non sur le fond de l'accusation : nullité de l'arrestation ou de la perquisition effectuée hors des cas ou des conditions prévus par la loi ; nullité de l'interrogatoire ; incompétence du tribunal ; irrecevabilité de l'action introduite par une partie sans qualité, le Ministère public étant seul compétent pour mettre en mouvement l'action publique sauf disposition contraire de la loi ; et absence de plainte dans les infractions dont la loi subordonne la poursuite à une plainte.
2 — Les moyens de fond
Ils atteignent l'accusation dans son essence : absence de l'élément matériel faute d'acte ou d'abstention imputable ; absence de lien de causalité, le résultat n'étant pas le produit de votre comportement ; absence de l'élément moral faute d'intention criminelle ; et erreur de fait, la responsabilité étant alors déterminée sur la base des faits que l'auteur croyait exister, à condition que sa croyance repose sur des motifs raisonnables et sur une recherche et une vérification.
3 — Les faits justificatifs
Ce sont des situations dans lesquelles l'acte perd tout caractère infractionnel : l'exercice d'un droit de bonne foi et dans les limites de ce droit — dont la chirurgie et les actes médicaux conformes aux règles scientifiques reconnues, les violences survenant dans la pratique sportive dans les limites fixées par le jeu, et l'appréhension de l'auteur d'une infraction flagrante dans la mesure nécessaire. Y figurent également l'assistance ou le secours portés de bonne foi, l'accomplissement du devoir, et la légitime défense sous ses conditions : faire face à un danger actuel résultant d'une infraction, être dans l'impossibilité de recourir aux autorités publiques en temps utile, ne disposer d'aucun autre moyen, et une défense nécessaire et proportionnée à l'agression.
4 — Les causes de non-imputabilité
Ici l'infraction existe matériellement, mais la responsabilité de la personne est écartée : la perte de conscience ou de volonté au moment des faits par démence, altération mentale ou état d'inconscience provoqué par des substances administrées contre son gré ou absorbées à son insu ; l'état de nécessité pour préserver sa personne ou ses biens, ou ceux d'autrui, d'un danger grave et imminent ; la contrainte matérielle ou morale ; et la minorité, aucune action publique ne pouvant être engagée contre celui qui n'avait pas onze ans révolus au moment des faits. Lorsque l'état n'entraîne qu'une diminution ou un affaiblissement de la conscience ou de la volonté, il constitue une excuse atténuante.
5 — L'extinction de l'action publique
Ses causes comprennent la prescription ; la conciliation et le règlement pénal dans les cas permis par la loi ; le désistement dans les infractions dont la loi subordonne la poursuite à une plainte ; l'amnistie générale, qui est prononcée par une loi et entraîne l'extinction de l'action ou l'effacement de la condamnation ; et l'abrogation de la loi qui réprimait l'acte. On notera que l'extinction par prescription est d'ordre public et que le délai est interrompu par les actes d'enquête, de poursuite ou de jugement, ainsi que par les actes de constatation accomplis en présence de la personne poursuivie ou officiellement portés à sa connaissance.
6 — Les moyens tendant à l'atténuation de la peine
Ils n'écartent pas l'infraction mais influent sur le quantum : les excuses atténuantes telles que le jeune âge de l'auteur, la commission de l'infraction pour des mobiles non vils, ou une provocation grave émanant à tort de la victime ; les circonstances atténuantes laissées à l'appréciation du tribunal lorsqu'il estime que les circonstances de l'infraction ou de l'auteur appellent la clémence ; le dépassement de bonne foi des limites du fait justificatif, qui constitue une excuse atténuante et peut justifier le pardon judiciaire ; et le pardon judiciaire en matière délictuelle lorsque se conjuguent une circonstance atténuante et une excuse atténuante.

🚨Convoqué par la police ou le Ministère public ?

Les premières heures sont les plus dangereuses, car les déclarations et les procès-verbaux qui y sont établis suivront votre dossier jusqu'au stade du recours. Ce qui nuit le plus à une personne poursuivie n'est que rarement l'accusation elle-même : c'est un geste impulsif accompli avant d'avoir compris sa position juridique. Voici la marche à suivre, dans l'ordre.

1Vérifiez à quel titre vous êtes convoqué : êtes-vous plaignant, témoin ou personne mise en cause ? Votre qualité détermine vos droits et vos obligations — ne la présumez pas.
2Contactez votre avocat avant toute déclaration. La loi impose que l'avocat de la personne mise en cause puisse assister à l'enquête et consulter les pièces du dossier, sauf si le membre du Ministère public en décide autrement dans l'intérêt de l'enquête.
3Ne signez aucun procès-verbal avant de l'avoir lu et de vous être assuré qu'il reflète fidèlement vos propos ; vous êtes en droit de demander la rectification de toute mention contraire à vos déclarations.
4Conservez tout ce qui sert votre position — documents, correspondances, factures, enregistrements — et ne détruisez rien ; dissimuler des preuves ou en altérer les traces peut constituer une infraction distincte.
5Évitez tout contact avec le plaignant ou les témoins qui pourrait être interprété comme une pression ou une tentative de leur faire modifier leurs déclarations.
6Demandez à votre avocat d'examiner dès le premier instant la nature de l'accusation ainsi que la régularité de l'arrestation, de la perquisition et du mandat d'amener, car les moyens de procédure perdent leur effet une fois passé le moment de les soulever.
Quand l'assistance d'un avocat est-elle obligatoire ?
Toute personne poursuivie pour un crime puni de la peine capitale ou de la réclusion à perpétuité doit être assistée d'un avocat au stade du jugement ; si elle n'en constitue pas, le tribunal lui en commet un d'office et l'État prend en charge la rémunération de sa diligence. La personne poursuivie pour un crime puni de la réclusion à temps peut demander au tribunal de lui commettre un avocat s'il constate son incapacité financière à en constituer un.

Délais à connaître

Prescription de l'action publique en matière criminelle

20 ans — hormis les infractions de qisas et de prix du sang et les crimes punis de la peine capitale ou de la réclusion à perpétuité

Prescription de l'action publique en matière délictuelle

5 ans

Prescription de l'action publique en matière contraventionnelle

Un an

Durée de l'emprisonnement en matière délictuelle

Non inférieure à un mois et non supérieure à 3 ans

Durée de la réclusion à temps en matière criminelle

Non inférieure à 3 ans et non supérieure à 15 ans

Durée du travail d'intérêt général en matière délictuelle

N'excédant pas 3 mois, en substitution d'un emprisonnement n'excédant pas 6 mois ou d'une amende

Durée du sursis à exécution

3 ans courant à compter du jour où le jugement devient définitif

Plafond de l'exécution successive de peines multiples

20 ans pour la réclusion seule ou pour la réclusion et l'emprisonnement réunis, les durées d'emprisonnement n'excédant pas 10 ans

🤝Notre rôle en tant qu'avocats en matière pénale

Le rôle de l'avocat dans une affaire pénale n'est pas une plaidoirie finale devant le tribunal : c'est une construction progressive qui commence au premier procès-verbal de constatation et s'achève au stade de l'exécution. Voilà ce que AWADH ALMHEIRI LAW FIRM AND LEGAL CONSULTATIONS accomplit dans les dossiers de ses clients :

  • Examiner la qualification juridique des faits, déterminer la catégorie de l'infraction imputée au client et la confronter au texte d'incrimination.

  • Assister le client lors de l'enquête devant le Ministère public et consulter les pièces du dossier dans les limites permises par la loi.

  • Vérifier la légalité des opérations d'arrestation et de perquisition ainsi que des mandats d'amener, et soulever les moyens de procédure en temps utile.

  • Rédiger un mémoire en défense complet réunissant les moyens de fond, les faits justificatifs, les causes de non-imputabilité et les causes d'extinction de l'action publique.

  • Solliciter la désignation d'experts, discuter leurs rapports et les contester, suivre la détention provisoire et les demandes de mise en liberté.

  • Rechercher la conciliation ou le règlement pénal dans les cas permis par la loi, et solliciter les peines alternatives en matière délictuelle.

  • Exercer les recours en appel et en cassation, et conduire les incidents d'exécution.

Le cabinet plaide devant les juridictions de l'État à tous les degrés, des tribunaux de première instance jusqu'à la Cour de cassation, et dans les sept Émirats, fort d'une expérience juridique qui se poursuit depuis 2006.

💡Conseils pratiques à la personne poursuivie

  • L'ignorance de la loi pénale n'est pas une excuse : ne fondez pas votre défense sur le fait que vous ignoriez le caractère infractionnel de l'acte.

  • Ne vous fiez pas à l'intitulé de l'accusation figurant sur la convocation : la qualification juridique définitive des faits est arrêtée par le Ministère public et le tribunal, non par le procès-verbal de plainte.

  • L'aveu n'est pas toujours la voie de la clémence et peut vous fermer des moyens essentiels : discutez-en d'abord avec votre avocat.

  • Si vous êtes victime et que vous vous êtes désisté ou avez transigé, veillez à ce que cela soit formellement acté au dossier, car aucun effet juridique ne s'attache à un accord verbal.

  • Conservez le numéro de la plainte, le numéro de l'affaire et la date de chaque audience dans un même dossier : la chronologie peut à elle seule constituer un moyen tiré de la prescription.

📚Références juridiques

  • 1 — Décret-loi fédéral n° 31 de 2021 portant promulgation de la loi sur les crimes et les peines, tel que modifié.

  • 2 — Décret-loi fédéral n° 38 de 2022 portant promulgation du code de procédure pénale.

  • 3 — Les lois pénales spéciales, auxquelles s'appliquent les dispositions générales de la loi sur les crimes et les peines sauf disposition contraire qu'elles contiendraient.

Vous êtes mis en cause ou vous avez reçu une convocation ?
N'attendez pas l'audience de jugement pour commencer votre défense. Contactez l'équipe de AWADH ALMHEIRI LAW FIRM AND LEGAL CONSULTATIONS afin d'examiner vos pièces et de déterminer la nature de l'accusation et les moyens de défense qui vous sont ouverts avant toute déclaration.
Consultation juridique pénale — les sept Émirats

Questions fréquentes

Q.Quelle est la différence entre un crime et un délit en droit émirien ?
La différence tient à la nature de la peine prévue par la loi. Le crime est puni d'une peine de qisas, de la peine capitale, de la réclusion à perpétuité ou de la réclusion à temps, tandis que le délit est puni de l'emprisonnement, d'une amende supérieure à 10 000 AED ou du prix du sang.
Q.Un délit peut-il devenir un crime ?
La nature de l'infraction est fixée par la peine que la loi prévoit pour elle. Si le texte prévoit la réclusion en présence d'une circonstance donnée, l'infraction est un crime de plein droit. En revanche, la réduction de la peine par le tribunal vers une catégorie plus légère ne change pas la nature de l'infraction, sauf disposition contraire de la loi.
Q.Ai-je le droit d'être assisté de mon avocat lors de l'enquête ?
Oui. L'avocat de la personne mise en cause doit pouvoir assister à l'enquête menée avec elle et consulter les pièces du dossier, sauf si le membre du Ministère public en décide autrement dans l'intérêt de l'enquête.
Q.Quand l'action publique se prescrit-elle ?
Par 20 ans en matière criminelle, hormis les infractions de qisas et de prix du sang et les crimes punis de la peine capitale ou de la réclusion à perpétuité ; par 5 ans en matière délictuelle ; et par un an en matière contraventionnelle. Le délai est interrompu par les actes d'enquête, de poursuite ou de jugement, ainsi que par les actes de constatation accomplis en présence de la personne poursuivie ou officiellement portés à sa connaissance.
Q.Quels moyens faut-il soulever tôt ?
Les moyens de procédure relatifs à la nullité de l'arrestation, de la perquisition ou de l'interrogatoire, ou à l'incompétence, doivent être soulevés en premier, car la tardiveté peut en faire perdre l'effet. Les moyens d'ordre public — telle l'extinction de l'action par prescription — sont relevés d'office par le tribunal.
Q.L'ignorance de la loi m'exonère-t-elle ?
Non. L'ignorance de la loi pénale n'est pas une excuse. L'erreur de fait est différente : la responsabilité est déterminée sur la base des faits que l'auteur croyait exister, à condition que sa croyance repose sur des motifs raisonnables et sur une recherche et une vérification.
Q.Le travail d'intérêt général peut-il remplacer l'emprisonnement dans toute affaire ?
Non. Le travail d'intérêt général ne peut être prononcé qu'en matière délictuelle, en substitution d'un emprisonnement n'excédant pas 6 mois ou d'une amende, et sa durée ne peut excéder 3 mois.
Q.Que se passe-t-il si je suis condamné et que je suis étranger ?
Lorsqu'un étranger est condamné pour un crime à une peine privative de liberté, son expulsion du pays doit être prononcée. En matière délictuelle, le tribunal peut prononcer l'expulsion, ou la prononcer en lieu et place de la peine privative de liberté, sauf disposition contraire de la loi.
Q.La légitime défense justifie-t-elle tout acte ?
Non. La légitime défense est subordonnée à l'existence d'un danger actuel résultant d'une infraction, à l'impossibilité de recourir aux autorités publiques en temps utile, à l'absence de tout autre moyen, et à une défense nécessaire et proportionnée à l'agression. Le dépassement de bonne foi des limites du fait justificatif constitue une excuse atténuante.
Q.Le désistement ou la transaction mettent-ils toujours fin à l'affaire ?
Pas toujours. La conciliation, le règlement pénal et le désistement n'éteignent l'action que dans les cas permis par la loi, principalement les infractions dont la loi subordonne la poursuite à une plainte. À défaut, l'action demeure entre les mains du Ministère public.

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Clause de non-responsabilité juridique

Les informations contenues dans cet article ont un caractère général et informatif et visent à diffuser la culture et la sensibilisation juridiques au sein de la société. Elles ne constituent pas une consultation juridique et ne créent aucune relation de mandat entre le lecteur et le cabinet. Le résultat juridique varie selon les faits et les pièces de chaque affaire et selon les textes en vigueur au moment de son examen ; il est recommandé de consulter un avocat agréé pour l'étude de votre situation particulière. En cas de divergence entre la présente traduction et le texte arabe, le texte arabe fait foi.

Nos services juridiques à Dubaï

AWADH ALMHEIRI LAW FIRM AND LEGAL CONSULTATIONS à Dubaï fournit des services de plaidoirie et de conseil en matière pénale : avocat pénaliste à Dubaï, défense dans les affaires de délits et de crimes, assistance lors des enquêtes devant le Ministère public, moyens de procédure et moyens de fond, demandes de mise en liberté, recours en appel et en cassation, et demandes de peines alternatives en matière délictuelle.

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