Nouveautés du Code des transactions civiles des Émirats 2026
Les Émirats arabes unis ont introduit la réforme la plus importante de leur cadre civil depuis plus de quatre décennies avec la promulgation de la nouvelle loi sur les transactions civiles, dont les dispositions sont entrées en vigueur en juin 2026, remplaçant l’ancienne loi promulguée en 1985. Elle apporte des changements qui touchent chaque individu et chaque entreprise, notamment : l’abaissement de l’âge de la majorité de 21 années lunaires à 18 années grégoriennes, la possibilité pour le mineur de demander l’autorisation de gérer ses biens dès l’âge de 15 années grégoriennes, la modification de l’effet des vices du consentement qui deviennent une cause de nullité plutôt que de résolution, l’introduction du « vice d’exploitation » parmi les vices du consentement, et l’encadrement de la phase précontractuelle et de la divulgation des informations essentielles. Dans cet article, nous expliquons ce qui est réellement nouveau sur ces axes et son impact pratique sur les transactions et les contrats.
Qu’y a-t-il de nouveau dans la loi émirienne sur les transactions civiles 2026 : âge de la majorité, vices du consentement et vice d’exploitation ?
1. Qu’est-ce que la nouvelle loi sur les transactions civiles et quand est-elle entrée en vigueur ?
La loi sur les transactions civiles est la plus grande loi fédérale du pays et la référence principale de la plupart des législations fédérales, car elle pose le cadre général et les fondements régissant les actes et les contrats entre les membres de la société. L’État a promulgué une nouvelle loi sur les transactions civiles qui remplace intégralement l’ancienne loi promulguée en 1985, dans la plus grande réforme du droit civil depuis plus de quatre décennies, et ses dispositions sont entrées en vigueur en juin 2026.
La nouvelle loi repose sur une mise à jour globale qui suit l’évolution législative et renforce l’efficacité de l’application, en adoptant des concepts juridiques plus précis et plus clairs reflétant la réalité des transactions, et en supprimant les dispositions déjà régies par des lois spéciales récentes afin d’éviter les redondances.
2. Comment la loi a-t-elle modifié l’âge de la majorité et la capacité ?
L’un des aspects les plus marquants de la loi est l’abaissement de l’âge de la majorité, afin d’unifier la référence temporelle adoptée dans les législations et de réduire les difficultés pratiques. Cette modification vise à aligner l’âge de la responsabilité civile sur celui de la responsabilité pénale, et à assurer la cohérence avec plusieurs lois nationales telles que les lois sur les mineurs et sur le travail, renforçant ainsi la clarté du statut juridique de la personne.
3. À partir de quel âge un mineur peut-il gérer ses biens ?
Dans le même contexte, la loi a modifié l’âge auquel un mineur peut demander l’autorisation de gérer ses biens, en soutien à l’entrepreneuriat et afin de permettre aux jeunes de s’engager tôt dans l’activité économique dans un cadre juridique clair et stable.
4. Que sont les vices du consentement et comment leur effet est-il devenu la nullité plutôt que la résolution ?
Les vices du consentement sont les défauts qui altèrent le consentement d’un contractant et affectent ainsi la validité du contrat. La nouvelle loi a apporté des modifications aux dispositions qui les régissent, prévoyant qu’en présence d’un vice du consentement, l’effet n’est pas la résolution du contrat mais la nullité, ce qui signifie que le contrat est réputé nul dès son origine, et non la simple extinction d’une relation contractuelle comme dans le cas de la résolution.
5. Qu’est-ce que le « vice d’exploitation » nouvellement introduit parmi les vices du consentement ?
Outre la modification de l’effet des vices du consentement, la loi a introduit parmi eux un nouveau vice — le « vice d’exploitation » — pour l’ajouter aux vices reconnus par la loi. Ainsi, les vices du consentement reconnus comprennent désormais l’erreur, le dol, la contrainte et l’exploitation, renforçant la protection de la partie la plus faible dans une relation contractuelle.
6. Comment la loi a-t-elle encadré la phase précontractuelle et la divulgation ?
Sur le plan contractuel, la loi a encadré la phase des négociations précontractuelles et a consacré l’obligation de divulguer les informations essentielles entre les parties. Elle a également introduit l’accord-cadre pour organiser de manière plus efficace et plus stable les contrats récurrents ou de longue durée. La codification de la bonne foi au stade précontractuel, et les obligations de divulgation qui s’y rattachent, comptent parmi les innovations les plus importantes de la loi, après que ces questions étaient auparavant traitées par les principes généraux et le développement jurisprudentiel.
7. Quelles sont les autres principales nouveautés de la loi ?
Outre les axes précédents, la loi comporte plusieurs nouveautés qualitatives, dont les plus notables :
8. Que cela signifie-t-il en pratique pour les particuliers et les entreprises ?
En pratique, une personne acquiert désormais la pleine capacité juridique à 18 années grégoriennes, et un mineur peut demander l’autorisation de gérer ses biens dès l’âge de 15 années grégoriennes, ce qui ouvre la voie à une activité économique précoce des jeunes dans un cadre encadré. Sur le plan contractuel, le vice qui altère le consentement est devenu une cause de nullité du contrat dès son origine, et non plus seulement de sa résolution ; l’exploitation est devenue un vice invocable ; s’y ajoutent les obligations de divulgation au stade des négociations. Tout cela impose aux particuliers et aux entreprises de revoir leurs modèles de contrats et leurs pratiques de négociation pour se conformer à la nouvelle loi.
« La nouvelle loi sur les transactions civiles ne se contente pas de modifier les textes ; elle recalibre la logique même des rapports civils. Unifier l’âge de la majorité, faire des vices du consentement une cause de nullité, introduire le vice d’exploitation et codifier la divulgation précontractuelle sont autant d’outils qui renforcent la protection de la volonté et la confiance dans les transactions, et qui appellent les particuliers et les entreprises à revoir leurs contrats à la lumière des nouvelles dispositions. » — Maître Awadh Almheiri
Références juridiques
2) Loi fédérale n° (5) de 1985 promulguant la loi sur les transactions civiles et ses amendements — abrogée (citée pour le contexte historique).
Foire aux questions
Quel est le nouvel âge de la majorité aux Émirats ?+
À partir de quel âge un mineur peut-il demander à gérer ses biens ?+
Quelle est la différence entre la nullité et la résolution dans les vices du consentement ?+
Qu’est-ce que le vice d’exploitation introduit par la loi ?+
Quand la nouvelle loi sur les transactions civiles est-elle entrée en vigueur ?+
Quelles sont les nouvelles obligations au stade précontractuel ?+
Quelle loi la nouvelle loi sur les transactions civiles a-t-elle remplacée ?+
Avertissement juridique
Ce contenu est publié à des fins de culture juridique et de sensibilisation de la communauté. Il ne constitue pas un conseil juridique pour un cas particulier et ne saurait remplacer la consultation d’un spécialiste. L’issue de chaque affaire varie selon ses faits, ses pièces et la législation en vigueur au moment de son examen. Cet article est une traduction ; en cas de divergence, le texte arabe fait foi en tant que référence.
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