Appels marketing : quand sont-ils illégaux aux Émirats ?
Votre téléphone sonne pour la cinquième fois aujourd'hui : un numéro inconnu et une voix qui vous propose un prêt, un bien immobilier ou une carte que vous n'avez jamais demandée. Vous raccrochez, et ils rappellent le lendemain — parfois dans l'heure. Mais cette nuisance n'est plus une chose que vous devez subir en silence ; l'État a mis en place un cadre réglementaire qui définit avec précision qui peut vous appeler, quand et à quelle fréquence, et qui octroie au consommateur des outils clairs pour faire cesser ces appels et porter plainte. Dans cet article, nous expliquons quand un appel de démarchage est illicite, quels sont vos droits, comment faire cesser la nuisance étape par étape, et quelles sanctions encourent les contrevenants.
Les appels de démarchage vous harcèlent-ils ? Quand sont-ils illicites aux Émirats arabes unis, et comment les faire cesser et porter plainte ?
Premièrement : Quels appels de démarchage la réglementation encadre-t-elle ?
Les appels téléphoniques de démarchage sont ceux que la société ou la personne physique adresse au consommateur dans le but de commercialiser, de faire de la publicité ou de promouvoir des produits ou services qu'elle fournit, ou au nom de ceux qu'elle mandate, au moyen d'un numéro fixe ou mobile. Ils englobent également les messages texte de démarchage et les messages de démarchage via les applications de réseaux sociaux. Quant aux « appels non sollicités », ce sont ceux effectués en violation de la décision, et ils n'incluent pas les appels effectués à la demande du consommateur lui-même.
La réglementation a défini le « consommateur » comme la personne physique (l'individu), et a institué le « Registre d'opposition au démarchage (DNCR) » — un registre national unifié supervisé par l'Autorité de régulation des télécommunications et du gouvernement numérique, destiné à protéger le consommateur des appels de démarchage non sollicités.
À qui ces dispositions s'appliquent-elles ?
• À toutes les sociétés agréées dans l'État, y compris celles situées dans les zones franches, qui commercialisent leurs produits ou services par appels téléphoniques.
• Il est interdit aux personnes physiques d'effectuer des appels de démarchage pour des produits ou services en leur nom ou au nom de ceux qu'elles mandatent, au moyen d'un numéro fixe ou mobile qui leur est attribué par les opérateurs de télécommunications de l'État.
Deuxièmement : Les horaires et règles s'imposant aux sociétés
La décision a obligé les sociétés à faire preuve d'une diligence suffisante pour éviter d'importuner le consommateur, et à respecter les normes les plus élevées de transparence, de crédibilité et d'intégrité. Les règles les plus notables sont :
En outre, la décision a imposé à la société un ensemble d'obligations réglementaires dans l'exercice de l'activité, notamment :
• Obtenir l'agrément préalable de l'autorité compétente pour exercer le démarchage téléphonique.
• Utiliser des numéros locaux émis par les opérateurs de télécommunications agréés et enregistrés sous la licence commerciale de la société, et ne pas utiliser de numéros non enregistrés ou ne lui appartenant pas.
• Enregistrer les appels de démarchage et en informer le consommateur au début de l'appel.
• Tenir un registre de tous les appels selon le modèle de l'autorité compétente, et ne pas le détruire avant l'expiration du délai qu'elle fixe.
• Former les démarcheurs à l'éthique de la conduite professionnelle et aux principes de base de l'utilisation du Registre d'opposition (DNCR).
• Révéler la source d'obtention des numéros et données du consommateur si l'autorité compétente le demande.
Troisièmement : Comment la réglementation vous protège-t-elle en tant que consommateur ?
La décision a accordé au consommateur une protection directe, notamment le Registre d'opposition, le droit de porter plainte et l'interdiction de disposer de ses données :
Quatrièmement : Comment faire cesser les appels et porter plainte — démarches pratiques
À quelle entité s'adresser ? Cela dépend de l'activité de l'appelant : la Banque centrale pour les appels relatifs aux services des banques, des institutions financières et des compagnies d'assurance ; l'Autorité des valeurs mobilières et des matières premières pour les services de négociation de valeurs mobilières et de matières premières ; et les autorités locales compétentes pour les autres produits et services — tandis que le ministère de l'Économie assure la supervision générale.
Cinquièmement : Les sanctions contre les contrevenants
La décision a renvoyé la détermination des infractions et des sanctions administratives à la décision du Conseil des ministres n° (57) de 2024, dont les plus notables sont :
Amendes variant selon le type, la nature et la répétition de l'infraction.
Suspension totale ou partielle de l'activité, avec possible annulation de la licence de l'établissement contrevenant.
Pour une personne physique contrevenante la première fois, avec coupure de ses numéros enregistrés jusqu'au paiement de l'amende.
Sanctions spécifiques aux banques, institutions financières et compagnies d'assurance, fixées par la Banque centrale.
Cela s'applique sans préjudice de toute sanction plus sévère prévue par la législation en vigueur dans l'État.
Questions fréquentes
Références juridiques
• Décision du Conseil des ministres n° (56) de 2024 relative à la régulation du démarchage par appels téléphoniques — Décision du Conseil des ministres.
• Décision du Conseil des ministres n° (57) de 2024 relative aux infractions et sanctions administratives pour les actes contraires aux dispositions de la décision n° (56) de 2024 — Décision du Conseil des ministres.
• Loi fédérale n° (15) de 2020 relative à la protection du consommateur — Loi fédérale.
• Décret-loi fédéral n° (45) de 2021 relatif à la protection des données personnelles — Décret-loi fédéral.
• Décret-loi fédéral n° (3) de 2003 relatif à la régulation du secteur des télécommunications — Décret-loi fédéral.
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